26 nov. 2006

Le nouveau guide du fooding



Avis aux foodders et aux foodeuses ...

Jeudi XIII, comme annoncé, nos amis Alexandre (Cammas) et Emmanuel (Rubin), ont publié leur guide du fooding, en supplément de Libé.

Quelques nouveautés au programme mais également beaucoup de "bonnes vieilles adresses"... le fooding serait-il déjà en perte de vitesse ?
Et alors, les cantines, les "souperies", les bars à sushis, à vin, à tapas ? Qu'est donc le fameux flair de nos deux amis devenu ?

Pour vous aider à retrouver le moral en ce début de semaine, voici quelques trouvailles du guide du fooding qui méritent un petit stop dans mon quartier (entre NoPi, i.e. North Pigalle, et SoPi, i.e. South Pigalle). (pour info, j'ai repris la critique du guide, si les auteurs souhaitent des royalities sur ce post, qu'ils me laissent un message, on pourra s'arranger...)


L'HÔTEL AMOUR

Nourritures mondaines
Catégorie : Voir et se faire voir
Horaires : Tous les jours, non-stop de midi à 23h30.

Que ce soit clair, personne ne prétendra venir ici pour l’attrait des assiettes. La vérité des lieux est ailleurs. Ou plutôt dans tout le reste : les tables et les chaises de Charlotte Perriand ou Jean Prouvé, les chambres aménagées par Marc Newson ou Sophie Calle, les photos de Terry Richardson, les T-shirts de Rik Bas Backer, l’atmosphère campagne à midi, l’ambiance so trendy du soir, le babyfoot installé au sous-sol, la possibilité de monter à l’étage (la literie, venue du Ritz vaut le déplacement), la nonchalance sexy des serveu(r)ses et, bien sûr, LA terrasse sur cour avec sa végétation dense et sa fontaine. Celle où il fallait absolument prendre un verre ou dîner cet été pour apercevoir André, l’un des initiateurs de cet hôtel de copains, Emma de Caunes, Marie Modiano ou Jean-Yves Lafesse. On aimerait bien, pour la pose, dire que c’est branchouille, faussement bohème, pas très pro. Mais il faut bien avouer qu’on saisit toutes les occasions de passer grignoter une salade (copieuse), un bœuf mariné (pas mal), un poulet fermier-haricots verts frais (bien cuit une fois sur deux) pour une vingtaine d’euros, et boire un verre de faugères de l’Oratoire de la Pensière (4 €). La sauce a beau être sans prétention, incontestablement, elle prend.

8 rue de Navarin
75009 PARIS
T 01 48 78 31 80
m° Notre-Dame de Lorette



HÉLÈNE DARROZE

(LE SALON)

Catégories : Terroirs, fruits de mer...
Voir et se faire voir
Horaires : De 12h30 à 14h et de 19h30 à 22h15. Fermé dimanche et lundi.


Bolide à double entrée, Hélène Darroze roule des mécaniques selon les règles du marketing automobile. La Salle à Manger, carénée limousine, bouffe les bornes la tête dans les étoiles. Version coupé sport, le Salon carbure aux tapas et consomme sec. Passé le péage d'une coupe de Dom Pérignon à 24 € sirotée dans un habitacle tape-cul, l'aventure culinaire défie les lois du kilomètre lancé. Le service rodé appuie sur le starter et conduit les yeux fermés. Dans la boîte à gants, les huîtres de Cancale, crème glacée au foie gras et caviar d'aquitaine (15 €) grisent les papilles. Le ris de veau sous la mère accompagné de cèpes et de cavatalli roulés (17,50 €) sème les pique-assiette dans le rétro. L'itinéraire conseillé de trois tapas salés et une sucrée guide droit dans le mur d'une addition record. Et comme le prix des vins suit l'explosion du baril, la note est sans appel. A la carte, le compteur explose. Vitesse moyenne de 83 € pour un menu dégustation de dix “tapas” (105 € avec 4 verres de vin) ; formule rapide au déjeuner (31,50 € pour un plat, une entrée ou un dessert et un verre).

4, r. d'Assas
75006 PARIS
T 01 42 22 00 11
m° Sèvres - Babylone


PS : pour en savoir plus http://www.lefooding.com

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